Glossaire

A-B-C-D-E-F-G-H-I-J-K-L-M-N-O-P-Q-R-S-T-U-V-W-X-Y-Z

 

A

Acte manqué :

On parlera d'actes manqués non pour désigner l'ensemble des ratés de la parole, de la mémoire et de l'action, mais pour les conduites que le sujet est habituellement capable de réussir, et dont il est tenté d'attribuer l'échec à sa seule inattention ou au hasard.

Affectivité :
Ensemble des sentiments, par opposition à ce qui relève du raisonnement, sensibilité.

Ensemble des réactions psychiques de l'individu face au monde extérieur.

Agressivité :

Tendance ou ensemble de tendances qui s'actualisent dans des conduites réelles ou fantasmatiques, celles-ci visant à nuire à autrui (ou à soi-même), le détruire, le contraindre, l'humilier, etc.

Altération du moi :

Ensemble des limitations et des attitudes anachroniques acquises par le moi au cours de son développement, et qui retentissent défavorablement sur ses possibilités d'adaptation.

Ambivalence :

Présence simultanée dans la relation à un même objet, de tendances, d'attitudes et de sentiments opposés, par excellence l'amour et la haine.

Amnésie infantile :

Amnésie qui recouvre généralement les faits des premières années de la vie. Freud y voit autre chose que l'effet d'une incapacité fonctionnelle qu'aurait le petit enfant à enregistrer ses impressions ; elle résulte du refoulement qui porte sur la sexualité infantile et s'étend à la presque totalité des évènements de l'enfance.

Angoisse :
Sentiments de peur ou de terreur dont le sujet ne parvient pas à trouver la source.

Angoisse devant un danger extérieur qui constitue pour le sujet une menace réelle.

Angoisse automatique :

Réaction du sujet chaque fois qu'il se trouve dans une situation traumatique, c'est-à-dire soumis à un afflux d'excitation d'origine externe ou interne, qu'il est incapable de maîtriser.

Anima :
Selon la définition de Jung, archétype qui symbolise la partie féminine de la personnalité chez l'homme.

Appareil psychique :

Terme qui souligne certains caractères que la théorie freudienne attribue au psychisme : sa capacité de transmettre et de transformer une énergie déterminée et sa différenciation en systèmes ou instances.

Après-coup :

Terme fréquemment employé par Freud en relation avec sa conception de la temporalité et de la causalité psychiques : des expériences, des impressions, des traces mnésiques sont remaniées ultérieurement en fonction d'expériences nouvelles, de l'accès à un autre degré de développement.

Archétype :
Structure originale selon laquelle nos comportements sont modelés. Il s'agit selon Jung, des images primordiales universelles que l'on retrouve dans notre inconscient collectif.

Association :
Terme désignant toute liaison entre deux ou plusieurs éléments psychiques dont la série constitue une chaîne associative.

Attention flottante :

Manière dont, selon Freud, l'analyste doit écouter l'analysé : cela implique qu'il laisse fonctionner le plus librement possible sa propre activité inconsciente et suspend les motivations qui dirigent habituellement l'attention.

Auto-analyse :

Investigation de soi par soi, conduite de façon plus ou moins systématique et qui recourt à certains procédés de la méthode psychanalytique : associations libres, analyse de rêves, interprétation  de conduites, etc.


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B

Béhaviorisme :

Courant de la psychologie scientifique qui ne prend en considération que les relations directes ou presque directes, entre les stimuli et les réponses, c'est l'étude des comportements observables.

Bénéfice de la maladie :

Cela désigne d'une façon générale toute satisfaction directe ou indirecte qu'un sujet tire de sa maladie.

Bénéfice primaire :

Celui qui entre en considération dans la motivation même d'une névrose : satisfaction trouvée dans le symptôme, fuite dans la maladie, modification avantageuse des relations avec l'entourage.

Bénéfice secondaire :

Il pourrait se distingue du précédent par :

- sa survenue après-coup, comme gain supplémentaire ou utilisation par le sujet d'une maladie déjà constituée ;

- son caractère extrinsèque par rapport au déterminisme initial de la maladie et au sens des symptômes ;

- le fait qu'il s'agit de satisfactions narcissiques ou liées à l'autoconservation plutôt que de satisfactions directement libidinales.

« Bons » objets, « mauvais » objets :

Termes introduits par Mélanie Klein pour désigner les premiers objets pulsionnels, partiels ou totaux, tels qu'ils apparaissent dans la vie fantasmatique de l'enfant. Les qualités de « bon » et de « mauvais » leur sont attribuées en fonction, non seulement de leur caractère gratifiant ou frustrant, mais surtout du fait de la projection sur eux des pulsions libidinales ou destructrices du sujet.

But (pulsionnel) :

Activité à laquelle pousse la pulsion, et aboutissant à une résolution de la tension interne ; cette activité est soutenue et orientée par des fantasmes.


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C

(Le) ça :

Selon Freud, il s'agit de la partie la plus primitive de notre personnalité qui est enfouie en nous et qui développe notre énergie. Le ça, nécessite la satisfaction de nos besoins, des pulsions et de nos désirs.

Caractère :

Evaluation subjective de la personnalité d'un sujet, ce qui traite de ses attributs désirables ou non. Le caractère d'une personne résume la manière dont cette personne réagit habituellement dans une situation donnée. On dit alors qu'elle possède tel ou tel trait de caractère.

Cas limite :

Terme le plus souvent employé pour désigner des affections psychopathologiques situées à la limite entre névrose et psychose, notamment des schizophrénies latentes présentant une symptomatologie d'allure névrotique.

Censure :

Fonction qui tend à interdire aux désirs inconscients et aux formations qui en dérivent l'accès au système préconscient-conscient.

Choix d'objet (choix objectal) :

Acte d'élire une personne ou un type de personne comme objet d'amour. On distingue un choix d'objet infantile et un choix d'objet pubertaire, le premier traçant la voie au second. Freud voit jouer dans le choix d'objet deux modalités majeures : le type de choix d'objet par étayage et le type de choix d'objet narcissique.

Choix d'objet narcissique :

Type de choix d'objet qui s'opère sur le modèle de la relation du sujet à sa propre personne, et où l'objet représente la personne propre sous tel ou tel aspect.

Choix d'objet par étayage :

Type de choix d'objet où l'objet d'amour est élu sur le modèle des figures parentales en tant qu'elles assurent à l'enfant nourriture, soins et protection. Il trouve son fondement dans le fait que les pulsions sexuelles s'étayent originellement sur les pulsions d'autoconservation.

Clivage de l'objet :

Mécanisme décrit par Mélanie Klein et considéré par elle comme la défense la plus primitive contre l'angoisse : l'objet, visé par les pulsions érotiques et destructives es scindé en un « bon » et un « mauvais » objet qui auront alors des destins relativement indépendants dans le jeu des introjections et des projections.

Clivage du moi :

Terme employé par Freud pour désigner un phénomène bien particulier qu'il voit à l'œuvre surtout dans le fétichisme et les psychoses : la coexistence, au sein du moi, de deux attitudes psychiques à l'endroit de la réalité extérieure en tant que celle-ci vient contrarier une exigence pulsionnelle : l'une tient compte de la réalité et l'autre la dénie et met à sa place une production du désir.

Complexe :

Ensemble organisé de représentations et de souvenirs à forte valeur affective, partiellement ou totalement inconscients. Un complexe se constitue à partir des relations interpersonnelles de l'histoire infantile ; il peut structurer tous les niveaux psychologiques : émotions, attitudes, conduites adaptées.

Complexe d'Œdipe :

Concept défini par Freud concernant les désirs amoureux et hostiles que l'enfant prouve à l'égard de ses parents. Sous la forme dite positive, le complexe se présente comme le désir de la mort de ce rival qu'est le personnage du même sexe et le désir sexuel pour le personnage de sexe opposé. Sous sa forme négative, il se présente à l'inverse : amour pour le parent du même sexe et haine jalouse du parent du sexe opposé.

Complexe d'Electre :

Terme utilisé par Jung comme synonyme du complexe d'Œdipe féminin, pour marquer l'existence d'une symétrie chez les deux sexes, de l'attitude à l'égard des parents.

Compulsion :

Cliniquement, type de conduites que le sujet est poussé à accomplir par une contrainte interne. Une pensée (obsession), une action, une opération défensive, voire une séquence complexe de comportements sont qualifiées de compulsionnels lorsque leur non-accomplissement est ressenti comme devant entraîner une montée d'angoisse.

Conditionnement :

Etablissement, chez l'animal ou l'homme, d'un comportement nouveau correspondant à des critères bien définis : processus d'apprentissage par association, étudié par Pavlov.

Conflit psychique :

Lorsque, dans le sujet, s'opposent des exigences internes contraires. Le conflit peut être manifeste (entre un désir et une exigence morale ou entre deux sentiments contradictoires) ou latent, ce dernier pouvant s'exprimer de façon déformée dans le conflit manifeste et se traduire notamment par la formation de symptômes, des désordres de la conduite, des troubles du caractère, etc.

Conscience (psychologique) :

Au sens descriptif : qualité momentanée caractérisant les perceptions externes et internes parmi l'ensemble des phénomènes psychiques.

Selon la théorie métapsychologique de Freud, la conscience serait la fonction d'un système, le système perception-conscience (Pc-Cs).

Contenu latent :

Ensemble de significations auquel aboutit l'analyse d'une production de l'inconscient, singulièrement du rêve. Une fois déchiffré, le rêve n'apparaît plus comme un récit en images mais comme une organisation de pensées, un discours, exprimant un ou plusieurs désirs.

Contenu manifeste :

Désigne le rêve avant  qu'il soit soumis à l'investigation analytique, tel qu'il apparaît au rêveur qui en fait le récit. Par extension on parlera du contenu manifeste de toute production verbalisée, du fantasme à l'œuvre littéraire, qu'on se propose d'interpréter selon la méthode analytique.

Contre-transfert :

Ensemble des réactions inconscientes de l'analyste à la personne de l'analysé et plus particulièrement au transfert de celui-ci.

Conversion :

Mécanisme de formation de symptômes qui est à l'œuvre dans l'hystérie et plus spécifiquement dans l'hystérie de conversion. Il consiste en une transposition d'un conflit psychique et une tentative de résolution de celui-ci dans des symptômes somatiques, moteurs (paralysies par exemple) ou sensitifs (anesthésies ou douleurs localisées par exemple).
 

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D


Défense :

Ensemble d'opérations dont la finalité est de réduire, de supprimer toute modification susceptible de mettre en danger l'intégrité et la constance de l'individu biopsychologique. Dans la mesure où le moi se constitue comme instance qui incarne cette constance et qui cherche à la maintenir, il peut être décrit comme l'enjeu et l'agent de ces opérations.

Déficience mentale :

Présence d'une incapacité de développement cérébral ou physique. Le quotient intellectuel est inférieur à 70.

Défaut grave du comportement et de l'adaptation.

Déformation :

Effet global du travail du rêve : les pensées latentes sont transformées en un produit manifeste difficilement reconnaissable.

(Dé)négation :

Procédé par lequel le sujet, tout en formulant un de ses désirs, pensées, sentiments jusqu'ici refoulé, continue à s'en défendre en niant qu'il lui appartienne.

Déni (de la réalité) :

Terme employé par Freud dans un sens spécifique : mode de défense consistant en un  refus par le sujet de reconnaître la réalité d'une perception traumatisante, essentiellement celle de l'absence de pénis chez la femme. Ce mécanisme est particulièrement invoqué par Freud pour rendre compte du fétichisme et des psychoses.

Déplacement :

Fait que l'accent, l'intérêt, l'intensité d'une représentation est susceptible de se détacher d'elle pour passer à d'autres représentations originellement peu intenses, reliées à la première par une chaîne associative.

Désinvestissement :

Retrait de l'investissement précédemment attaché à une représentation, à un groupe de représentations, à un objet, à une instance, etc.

Etat où se trouve une telle représentation du fait de ce retrait ou en l'absence de tout investissement.

Désir :

Dans la conception dynamique freudienne, un des pôles du conflit défensif : le désir inconscient tend à s'accomplir en rétablissant, selon les lois du processus primaire, les signes liés aux premières expériences de satisfaction.

Détresse (état de) :

Terme de la langue commune qui prend dans la théorie freudienne un sens spécifique : état du nourrisson qui, dépendant entièrement d'autrui pour la satisfaction de ses besoins (soif, faim), s'avère impuissant à accomplir l'action spécifique propre à mettre fin à la tension interne. Pour l'adulte, l'état de détresse est le prototype de la situation traumatique génératrice d'angoisse.


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E

Effet placebo :

Il est défini comme l'écart positif (bénéfique) constaté entre le résultat thérapeutique observé lors de l'administration d'un médicament et l'effet thérapeutique prévisible en fonction des données strictes de la pharmacologie.

Effroi :

Réaction à une situation de danger ou à des stimulations externes très intenses qui surprennent le sujet dans un état de non-préparation, tel qu'il n'est pas à même de s'en protéger ou de les maîtriser.

Elaboration psychique :

Terme utilisé par Freud pour désigner, dans  différents contextes, le travail accompli par l'appareil psychique en vue de maîtriser les excitations qui lui parviennent et dont l'accumulation risque d'être pathogène.

Elaboration secondaire :

Remaniement du rêve destiné à le présenter sous la forme d'un scénario relativement cohérent et compréhensible.

Epreuve de réalité :

Processus postulé par Freud, permettant au sujet de distinguer les stimuli provenant du monde extérieur des stimuli internes, et de prévenir la confusion possible entre ce que le sujet perçoit et ce qu'il ne fait que se représenter, confusion qui serait au principe de l'hallucination.

Erogène :

Qui est en rapport avec la production d'une excitation sexuelle.

Erogénéité :

Capacité de toute région du corps d'être la source d'une excitation sexuelle, c'est-à-dire de se comporter comme zone érogène.

Eros :

Terme par lequel les Grecs désignaient l'amour et le dieu Amour. Freud l'utilise dans sa dernière théorie des pulsions pour connoter l'ensemble des pulsions de vie par opposition aux pulsions de mort.

Empathie :

Capacité à adopter le point de vue ou l'opinion d'autrui, de partager son état de conscience, ou encore ressentir ce que l'autre ressent.

Engramme :

"Traces de mémoires" ou changements physiques dans le cerveau. Terme qui définit le fondement théorique de l'apprentissage et de la mémoire.

Etat hypnoïde :

Terme introduit par J. Breuer : état de conscience analogue à celui que crée l'hypnose ; cet état serait tel que les contenus de conscience qui y apparaissent, n'entrent que peu ou pas en liaison associative avec le restant de la vie mentale ; il aurait pour effet la formation de groupes d'associations séparés.

Etayage :

Terme introduit par Freud pour désigner la relation primitive des pulsions sexuelles au pulsions d'autoconservation : les pulsions sexuelles, qui ne deviennent indépendantes que secondairement, s'étayent sur les fonctions vitales qui leur fournissent une source organique, une direction et un objet.


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F

Fantasme :

Scénario imaginaire où le sujet est présent et qui figure, de façon plus ou moins déformée par les processus défensifs, l'accomplissement d'un désir et, en dernier ressort, d'un désir inconscient.

Fixation :

Fait que la libido s'attache fortement à des personnes ou à des imagos, reproduit tel mode de satisfaction, reste organisée selon la structure caractéristique d'un de ses stades évolutifs. La fixation peut être manifeste et actuelle ou constituer une virtualité prévalente qui ouvre au sujet la voie d'une régression.

Forclusion :

Terme introduit par Jacques Lacan : mécanisme spécifique qui serait à l'origine du fait psychotique : il consisterait en un rejet primordial d'un « signifiant » fondamental (par exemple : le phallus en tant que signifiant du complexe de castration) hors de l'univers symbolique du sujet.

Formation de compromis :

Forme qu'emprunte le refoulé pour être admis dans le conscient en faisant retour dans le symptôme, le rêve, plus généralement toute production de l'inconscient : les représentations refoulées y sont déformées par la défense jusqu'à en être méconnaissables.

Formation de symptôme :

Terme utilisé pour désigner le fait que le symptôme psychonévrotique est le résultat d'un processus particulier, d'une élaboration psychique.

Formation réactionnelle :

Attitude ou habitus psychologique de sens opposé à un désir refoulé, et constitué  en réaction contre celui-ci (pudeur s'opposant à des tendances exhibitionnistes par exemple).

Formation substitutive :

Désigne les symptômes ou des formations équivalentes comme les actes manqués, les traits d'esprit, etc., en tant qu'ils remplacent les contenus inconscients.

Frustration :

Condition du sujet qui se voit refuser ou se refuse la satisfaction d'une demande pulsionnelle. Etat affectif et émotionnel intérieur, causé par l'interférence avec la satisfaction d'un besoin.

Fuite dans la maladie :

Expression imagée qui désigne le fait que le sujet cherche dans la névrose un moyen d'échapper à ses conflits psychiques.

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G

Génital (amour) :

Terme souvent utilisé dans le langage psychanalytique contemporain pour désigner la forme de l'amour à laquelle le sujet parviendrait dans l'achèvement de son développement psychosexuel, ce qui suppose non seulement l'accès au stade génital, mais le dépassement du complexe d'Œdipe.

Gestalt :

Terme allemand  qui signifie forme ou modèle. Ecole de psychologie qui met l'accent sur l'étude de la perception, de l'apprentissage et du raisonnement de façon globale et non par l'analyse des parties. 


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H

Hospitalisme :

Terme employé depuis les travaux de René Spitz pour désigner l'ensemble des perturbations somatiques et psychiques provoquées sur des enfants (pendant les 18 premiers mois) par un séjour prolongé dans une institution hospitalière où ils sont complètement privés de leur mère.

Hystérie :

Classe de névroses présentant des tableaux cliniques très variés. Les deux formes symptomatiques les mieux isolées sont l'hystérie de conversion et l'hystérie d'angoisse.

Hystérie d'angoisse :

Terme introduit par Freud pour isoler une névrose dont le symptôme central est la phobie et pour souligner sa similitude structurale avec l'hystérie de conversion. L'angoisse est fixée de façon plus ou moins stable à tel ou tel objet extérieur (phobies).

 

Hystérie de conversion :

Forme d'hystérie se caractérisant par la prévalence de symptômes de conversion, où le conflit psychique vient se symboliser dans les symptômes corporels les plus divers, paroxystiques (exemple : crise émotionnelle avec théâtralisme) ou plus durables (exemple : anesthésies, paralysies hystériques, sensation de « boule » pharyngienne, etc.).

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I

Idéal du moi :

Terme employé par Freud dans le cadre de la seconde théorie de l'appareil psychique : instance de la personnalité résultant de la convergence du narcissisme (idéalisation du moi) et des identifications aux parents, à leurs substituts et aux idéaux collectifs. En tant qu'instance différenciée, l'idéal du moi constitue un modèle auquel le sujet cherche à se conformer.

Idéalisation :

Processus psychique par lequel les qualités et la valeur de l'objet sont portées à la perfection. L'identification à l'objet idéalisé contribue à la formation et à l'enrichissement des instances dites idéales de la personne (moi idéal, idéal du moi).

Identification :

Processus psychologique par lequel un sujet assimile un aspect, une propriété, un attribut de l'autre et se transforme, totalement ou partiellement, sur le modèle de celui-ci. La personnalité se constitue et se différencie par une série d'identification.

Identification primaire :

Mode primitif de constitution du sujet sur le modèle de l'autre, qui n'est pas secondaire à une relation préalablement établie où l'objet serait d'abord posé comme indépendant. L'identification primaire est étroitement corrélative de la relation dite d'incorporation orale.

Identification projective :

Terme introduit par Mélanie Klein pour désigner un mécanisme qui se traduit par des fantasmes, où le sujet introduit sa propre personne (his self) en totalité ou en partie à l'intérieur de l'objet pour lui nuire, le posséder et le contrôler.

Imaginaire :

Dans l'acception donnée à ce terme (employé alors le plus souvent substantivement) par        J. Lacan : un des trois registres essentiels (le réel, le symbolique, l'imaginaire) du champ psychanalytique. Ce registre est marqué par la prévalence de la relation, à l'image du semblable.

Imago :

Prototype inconscient de personnages qui oriente électivement la façon dont le sujet appréhende autrui ; il est élaboré à partir des premières relations intersubjectives réelles et fantasmatiques avec l'entourage familial.

Inconscient :

Au sens « topique », désigne une des systèmes définis par Freud dans le cadre de sa première théorie de l'appareil psychique : il est constitué de contenus refoulé qui se sont vu refuser l'accès au système préconscient-conscient par l'action du refoulement.

Dans le cadre de la deuxième topique, le terme inconscient est surtout employé sous sa forme adjective ; en effet, inconscient n'est plus le propre d'une instance particulière puisqu'il qualifie le ça et pour une part le moi et le surmoi.

Instance :

Dans le cadre d'une conception à la fois topique et dynamique de l'appareil psychique, telle des différentes substructures (exemples : instance de la censure dans la première topique, instance du surmoi dans la seconde).

Instinct :

Classiquement, schème de comportement hérité, propre à une espèce animale, variant peu d'un individu à l'autre, se déroulant selon une séquence temporelle peu susceptible de bouleversements et paraissant répondre à une finalité.

Intellectualisation :

Processus par lequel le sujet cherche à donner une formulation discursive à ses conflits et à ses émotions de façon à les maîtriser. Le terme est le plus souvent pris en mauvaise part ; il désigne, notamment dans la cure, la prépondérance donnée à la pensée abstraite sur l'émergence et la reconnaissance des affects et des fantasmes.

Intériorisation :

Terme souvent employé comme synonyme d'introjection.

En un sens plus spécifique, processus par lequel des relations intersubjectives sont transformées en relations intrasubjectives (intériorisation d'un conflit, d'une interdiction, etc.).

Interprétation :

Dégagement, par l'investigation analytique, du sens latent dans le dire et les conduites d'un sujet. L'interprétation met à jour les modalités du conflit défensif et vise en dernier ressort le désir qui se formule dans toute production de l'inconscient.

Introjection :

Processus mis en évidence par l'investigation analytique : le sujet fait passer, sur un mode fantasmatique, du « dehors » au « dedans » des objets et des qualités inhérentes à ces objets. L'introjection est proche de l'incorporation qui constitue son prototype corporel, mais elle n'implique pas nécessairement une référence à la limite corporelle (introjection dans le moi, dans l'idéal du moi, etc.). Elle est dans un rapport étroit avec l'identification.

Introspection :

Technique psychologique qui sert à examiner son propre état de conscience. Il s'agit d'une auto-analyse ou auto-observation de ses pensées, sentiments.

Introversion :

Terme introduit par Jung pour désigner d'une façon générale le détachement de la libido de ses objets extérieurs et son retrait sur le monde intérieur du sujet.

Freud a repris le terme, mais en en limitant l'usage à un retrait de la libido aboutissant à l'investissement de formation intrapsychiques imaginaires qui serait à distinguer d'un retrait de la libido sur le moi (narcissisme secondaire).

Intuition :

Intégration soudaine des éléments d'un problème qui aboutit à une solution immédiate et évidente. Compréhension et perception immédiate de son propre comportement ou de ses motivations.

Investissement :

Fait qu'une certaine énergie psychique se trouve attachée à une représentation ou un groupe de représentations, une partie du corps, un objet, etc.

Isolation :

Mécanisme de défense, surtout typique de la névrose obsessionnelle, et qui consiste à isoler une pensée ou un comportement de telle sorte que leurs connexions avec d'autres pensées ou ave le reste de l'existence du sujet se trouvent rompues.


Inconscient :
partie de l'esprit ou de la personnalité qui renfermerait les impulsions et les désirs  que le sujet ne perçoit pas .

Instinct :
comportements innés complexes qui sont propres à l'espèce  et en principe, stables .

Introspection :
technique psychologique qui sert à examiner  son propre état de conscience. Il s'agit d'une auto-analyse  ou auto-observation de ses pensées, sentiments.

Introverti :
type de personne qui préfère la solitude, qui évite les contacts sociaux ou qui est centrée sur elle-même.

Intuition :
intégration soudaine des éléments d'un problème qui aboutit à une solution immédiate et évidente. Compréhension et perception immédiate de son propre comportement ou de ses motivations.

 

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J

Jugement de condamnation :

Opération ou attitude par laquelle les sujet, tout en prenant conscience d'un désir, s'en interdit l'accomplissement, principalement pour des raisons morales ou d'opportunité. Freud y voit un mode de défense plus élaboré et plus adapté que le refoulement.

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K


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L

Latence (période de) :

Période qui va du déclin de la sexualité infantile (cinquième ou sixième année) jusqu'au début de la puberté et marque un temps d'arrêt dans l'évolution de la sexualité.

Liaison :

Terme utilisé par Freud pour connoter d'une façon très générale et dans des registres relativement divers, aussi bien au niveau biologique que dans l'appareil psychique, une opération tendant à limiter le libre écoulement des excitations, à relier les représentations entre elles, à constituer et à maintenir des formes relativement stables.

Libido :

Energie postulée par Freud comme substrat des transformations de la pulsion sexuelle quant à l'objet (déplacement des investissements), quant au but (sublimation par exemple), quant à la source de l'excitation sexuelle (diversité des zones érogènes).

Chez Jung, la notion de libido s'est élargie jusqu'à désigner « l'énergie psychique » en général, présente dans tout ce qui est « tendance vers ».

Libido du moi-libido d'objet :

Termes introduits par Freud pour distinguer deux modes d'investissement de la libido : celle-ci peut prendre comme objet soit la personne propre (libido du moi ou narcissique), soit un objet extérieur (libido d'objet). Il existe, selon Freud, une balance énergétique entre ces deux modes d'investissement, la libido d'objet diminuant lorsqu'augmente la libido du moi et inversement.

Libre association (méthode ou règle de) :

Méthode qui consiste à exprimer sans discrimination toutes les pensées qui viennent à l'esprit, soit à partir d'un élément donné (mot, nombre, image d'un rêve, représentation quelconque), soit de façon spontanée.


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M

Maladies psychosomatiques :

Les maladies psychosomatiques se caractérisent par des symptômes physiques qui affectent un organe ou un système physiologique et dont les causes sont principalement émotionnelles. La maladie se fait l'écho d'un état d'angoisse ou de détresse morale. En clair, un choc psychologique (décès, divorce, séparation, accident, perte d'emploi, ...) est à même d'effondrer nos défenses naturelles et de déclencher une affection.

Masculinité-Féminité :

Opposition reprise par la psychanalyse et dont celle-ci a montré qu'elle était beaucoup plus complexe qu'on ne l'admet généralement : la façon dont le sujet humain se situe par rapport à son sexe biologique est le terme aléatoire d'un processus conflictuel.

Masochisme :

Perversion sexuelle dans laquelle la satisfaction est liée à la souffrance ou à l'humiliation subie par le sujet. Freud étend la notion de masochisme au-delà de la perversion décrite par les sexologues.

Matériel :

Terme utilisé couramment en psychanalyse pour désigner l'ensemble des paroles et des comportements du patient en tant qu'ils constituent une sorte de matière première offerte aux interprétations et constructions.

Maternage :

Technique de psychothérapies des psychoses, particulièrement de la schizophrénie, qui vise à établir entre le thérapeute et le patient, sur un mode à la fois symbolique et réel, une relation analogue à celle qui existerait entre une « bonne mère » et son enfant.

Mécanisme de défense :

Différents types d'opérations dans lesquelles peut se spécifier la défense. Les mécanismes prévalents sont différents selon le type d'affection envisagée, selon l'étape génétique considérée, selon le degré d'élaboration du conflit défensif, etc.

Métabolisme :

Sous ce terme, sont regroupés tous les processus chimiques à type de réactions ou autres transformations ayant lieu dans les cellules d'un organisme. Le métabolisme est habituellement constitué par deux ensembles de phénomènes : l'anabolisme, qui est la transformation des nutriments en tissus vivants et le catabolisme, qui est l'altération d'autres éléments afin de produire de l'énergie nécessaire au fonctionnement de notre corps.

Métapsychologie :

Terme créé par Freud pour désigner la psychologie qu'il a fondée, considérée dans sa dimension la plus théorique. La métapsychologie élabore un ensemble de modèles conceptuels plus ou moins distants de l'expérience tels que la fiction d'un appareil psychique divisé en instances, la théorie des pulsions, le processus du refoulement, etc.

Mise en acte :

Selon Freud, fait par lequel le sujet, sous l'emprise de ses désirs et fantasmes inconscients, les vit dans le présent avec un sentiment d'actualité d'autant plus vif qu'il en méconnaît l'origine et le caractère répétitif.

Moi :

Définition freudienne, désignant une partie de la personnalité qui possède la maîtrise et le contrôle  du comportement, qui allie les demandes du ça, du Surmoi à celles de la réalité extérieure.

Moi idéal :

Formation intrapsychique de certains auteurs, la différenciant de l'idéal du moi, définissent comme un idéal de toute-puissance narcissique forgé sur le modèle du narcissisme infantile.


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N

Narcissisme :

Par référence au mythe de Narcisse, amour porté à l'image de soi-même.

Narcissisme primaire, narcissisme secondaire :

Le narcissisme primaire désigne un état précoce où l'enfant investit toute sa libido sur lui-même. Le narcissisme secondaire désigne un retournement sur le moi de la libido, retirée de ses investissements objectaux.

Neurone :

Cellule excitable constituant l'unité fonctionnelle de base du système nerveux. Les neurones assurent la transmission d'un signal bioélectrique appelé influx nerveux. Le cerveau n'est pas le seul organe à avoir une forte concentration de neurones : l'intestin par exemple en compte selon les estimations, jusqu'à 200 millions. Les neurones seraient approximativement aussi nombreux que les cellules gliales, seconds composants du tissu nerveux assurant plusieurs fonctions dont le soutien et la nutrition des neurones.

Neutralité :

L'analyste doit être neutre quant aux valeurs religieuses, morales et sociales, c'est-à-dire ne pas diriger la cure en fonction d'un idéal quelconque et s'abstenir de tout conseil, neutre en regard des manifestations transférentielles ; neutre enfin quant au discours de l'analysé, c'est-à-dire ne pas privilégier à priori, en fonction des préjugés théoriques, tel fragment ou tel type de significations.

Névrose :

Affection psychogène où les symptômes sont l'expression symbolique d'un conflit psychique trouvant ses racines dans l'histoire infantile du sujet et constituant des compromis entre le désir et la défense.

Névrose d'angoisse (phobique) :

Type de maladie que Freud a isolé et différencié :

-du point de vue symptomatique, de la neurasthénie, par la prédominance de l'angoisse (attente anxieuse chronique, accès d'angoisse ou équivalents somatiques de celle-ci) ;

-du point de vue étiologique, de l'hystérie, par l'accumulation d'une excitation sexuelle qui se transformerait directement en symptôme sans médiation psychique.

Névrose familiale :

Terme employé pour désigner le fait que, dans une famille donnée, les névroses individuelles se complètent, se conditionnent réciproquement, et pour mettre en évidence l'influence pathogène que peut exercer sur les enfants la structure familiale, principalement celle du couple parental.

Névrose obsessionnelle :

Le conflit psychique s'exprime par des symptômes dits compulsionnels : idées obsédantes, compulsion à accomplir des actes indésirables, lutte contre ces pensées et ces tendances, rites conjuratoires, etc., et par un mode de pensée que caractérisent notamment la rumination mentale, le doute, les scrupules et qui aboutit à des inhibitions de la pensée et de l'action.

Névrose traumatique :

Type de névrose où l'apparition des symptômes est consécutive à un choc émotif généralement lié à une situation où le sujet a senti sa vie menacée. Elle se manifeste au moment du choc, par une crise anxieuse paroxystique pouvant provoquer des états d'agitation, de stupeur ou de confusion mentale.


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O

Objet :

En tant que corrélatif de la pulsion : il est ce en quoi et par quoi celle-ci cherche à atteindre son but, à savoir un certain type de satisfaction. Il peut s'agir d'une personne ou d'un objet partiel, d'un objet réel ou d'un objet fantasmatique.

En tant que corrélatif de l'amour (ou de la haine) : la relation en cause est alors celle de la personne totale, ou de l'instance du moi, et d'un objet visé lui-même comme totalité (personne, entité, idéale, etc.) ; l'adjectif correspondant serait « objectal ».

Objet partiel :

Type d'objets visés par les pulsions partielles sans que cela implique qu'une personne, dans son ensemble, soit prise comme objet d'amour. Il s'agit principalement de parties du corps, réelles ou fantasmées (sein, fèces, pénis) et de leurs équivalents symboliques. Même une personne peut s'identifier à ou être identifiée à un objet partiel.

Objet transitionnel :

Terme introduit par D.W. Winnicott pour désigner un objet matériel qui a une valeur élective pour le nourrisson et le jeune enfant, notamment au moment de l'endormissement (par exemple, un coin de couverture, une serviette qu'il suçote).

Le recours à des objets de ce type est, selon l'auteur, un phénomène normal qui permet à l'enfant d'effectuer la transition entre la première relation orale à la mère et la « véritable relation d'objet ».

Observation naturelle :

Observation et enregistrement du comportement qui survient naturellement et qui n'est pas manipulé de façon expérimentale ou reproduite en laboratoire.

Organisation de la libido :

Coordination relative des pulsions partielles, caractérisées par le primat d'une zone érogène et un mode spécifique de relation d'objet. Considérées dans une succession temporelle, les organisations de la libido définissent des stades de l'évolution psychosexuelle infantile.


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P

Paranoïa :

Psychose chronique caractérisée par un délire plus ou moins bien systématisé, la prédominance de l'interprétation, l'absence d'affaiblissement intellectuel, et qui n'évolue généralement pas vers la détérioration.

Freud range dans la paranoïa non seulement le délire de persécution, mais également l'érotomanie, le délire de jalousie et le délire des grandeurs.

Pare-excitation :

Terme employé par Freud dans le cadre d'un modèle psychophysiologique pour désigner une certaine fonction, et l'appareil qui en est le support. La fonction consiste à protéger l'organisme contre les excitations en provenance du monde extérieur qui, par leur intensité, risqueraient de le détruire. L'appareil est conçu comme une couche superficielle enveloppant l'organisme et filtrant passivement des excitations.

Personnalité :

Combinaison de caractéristiques émotionnelles, d'attitude et de comportement d'un individu, elle a suivi tout un parcours déterminé par les idées des siècles qu'elle traversait et encore aujourd'hui il serait difficile de trouver un concept plus solidaire des écoles et des attitudes des auteurs qui en font usage. Il existe au moins deux approches différentes de la personnalité: les théories du type et du trait.

Perversion :

Déviation par rapport à l'acte sexuel « normal », défini comme coït visant à obtenir l'orgasme par pénétration génitale, avec une personne du sexe opposé.

On dit qu'il y a perversion : quand l'orgasme est obtenu avec d'autres objets sexuels (pédophilie, zoophilie, etc.) ou par d'autres zones corporelles (coït anal par exemple) : quand l'orgasme est subordonné de façon impérieuse à certaines conditions extrinsèques (fétichisme, transvestisme, voyeurisme et exhibitionnisme, sadomasochisme) ; celles-ci peuvent  même apporter à elles seules le plaisir sexuel.

Phallique (femme ou mère) :

Femme fantasmatiquement pourvue d'un phallus. Une telle image peut prendre deux formes principales selon que la femme est représentée soit comme porteuse d'un phallus externe ou d'un attribut phallique soit comme ayant conservé à l'intérieur d'elle-même le phallus masculin.

Phallus :

En psychanalyse, l'emploi de ce terme souligne la fonction symbolique remplie par le pénis dans la dialectique intra- et intersubjective, le terme de pénis étant plutôt réservé pour désigner l'organe dans la réalité anatomique.

Phobie :

Peur et angoisse intense et hors du réel,  face à  certains objets ou situations donnés. Lorsqu'elles prennent valeur de symptômes, elles doivent être appréciées comme un signe d'une souffrance psychique.

En psychanalyse la phobie ne saurait constituer un processus pathologique indépendant et c'est pour cela qu'elle est entre autres rattachée à l'hystérie d'angoisse.

Position dépressive :

Selon Mélanie Klein : modalité des relations d'objet consécutive à la position paranoïde ; elle s'institue aux environs du quatrième mois et est progressivement surmontée au cours de la première année, encore qu'elle puisse être retrouvée dans le cours de l'enfance et réactivée chez l'adulte, notamment dans le deuil et les états dépressifs.

Position paranoïde :

Selon M. Klein, modalité des relations d'objet spécifique des quatre premiers mois de l'existence, mais qu'on peut retrouver ultérieurement dans le cours de l'enfance, et, chez l'adulte, notamment dans les états paranoïaque et schizophrénique.

Préconscient :

Terme utilisé par Freud dans le cadre de sa première topique : comme substantif, il désigne un système de l'appareil psychique nettement distinct du système inconscient (Ics) ; comme adjectif, il qualifie les opérations et les contenus de ce système préconscient (Pcs).

Prégénital :

Adjectif employé pour qualifier les pulsions, les organisations, les fixations, etc., qui se rapportent à la période du développement psychosexuel où le primat de la zone génitale n'est pas encore établi.

Préœdipien :

Qualifie la période du développement psychosexuel antérieur à l'instauration du complexe d'Œdipe ; dans cette période prédomine, pour les deux sexes, l'attachement à la mère.

Principe de constance :

Principe énoncé par Freud, selon lequel 'appareil psychique tend à maintenir à un niveau aussi bas ou, tout au moins, aussi constant que possible, la quantité d'excitation qu'il contient. La constance est obtenue d'une part par la décharge de l'énergie déjà présente, d'autre part par l'évitement de ce qui pourrait accroître la quantité d'excitation et la défense contre cette augmentation.

Principe de nirvana :

Terme proposé par Barbara Low et repris par Freud pour désigner la tendance de l'appareil psychique à ramener à zéro ou du moins à réduire le plus possible en lui toute quantité d'excitation d'origine externe ou interne.

Principe de plaisir :

Un des deux principes régissant, selon Freud, le fonctionnement mental : l'ensemble de l'activité psychique a pour but d'éviter le déplaisir et de procurer le plaisir. En tant que le déplaisir est lié à l'augmentation des quantités d'excitation et le plaisir à leur réduction, le principe de plaisir est un principe économique.

Principe de réalité :

Un des deux principes régissant, selon Freud, le fonctionnement mental. Il forme couple avec le principe de plaisir qu'il modifie : dans la mesure où il réussit à s'imposer comme principe régulateur, la recherche de la satisfaction ne s'effectue plus par les voies les plus courtes, mais elle emprunte des détours et ajourne son résultat en fonction des conditions imposées par le monde extérieur.

Processus primaire, processus secondaire :

Les deux modes de fonctionnement de l'appareil psychique tels qu'ils ont été dégagés par Freud. On peut les distinguer radicalement :

-du point de vue topique : le processus primaire caractérise le système inconscient, le processus secondaire caractérise le système préconscient-conscient ;

-du point de vue économico-dynamique : dans le cas du processus primaire, l'énergie psychique s'écoule librement, passant sans entrave d'une représentation à une autre selon les mécanismes de déplacement et de condensation. Dans le cas du processus secondaire, l'énergie est d'abord « liée » avant de s'écouler de façon contrôlée.

Projection :

Terme utilisé dans un sens très général en neurophysiologie et en psychologie pour désigner l'opération par laquelle un fait neurologique ou psychologique est déplacé et localisé à l'extérieur, soit en passant du centre vers la périphérie, soit du sujet à l'objet.

Dans le sens proprement psychanalytique, opération par laquelle le sujet expulse de soi et localise dans l'autre, personne ou chose, des qualités, des sentiments, des désirs, voire des « objets », qu'il méconnaît ou refuse en lui. Il s'agit là d'une défense très archaïque et qu'on trouve à l'œuvre particulièrement dans la paranoïa, mais aussi dans des modes de pensée « normaux » comme la superstition.

Psychanalyse :

Discipline fondée par Freud et dans laquelle, avec lui, on peut distinguer trois niveaux :

-une méthode d'investigation consistant essentiellement dans la mise en évidence de la signification inconsciente des paroles, des actions, des productions imaginaires (rêves, fantasmes, délires) d'un sujet.

-une méthode psychothérapique fondée sur cette investigation et spécifiée par l'interprétation contrôlée de la résistance, du transfert et du désir.

-un ensemble de théories psychologiques et psychopathologiques où sont systématisées les données apportées par la méthode psychanalytique d'investigation et de traitement.

Psychanalyse contrôlée (ou sous contrôle) :

Psychanalyse conduite par un analyste en cours de formation et dont il rend compte périodiquement à un analyste expérimenté qui le guide  dans la compréhension et la direction de la cure et l'aide à prendre conscience de son contre-transfert. Ce mode de formation est notamment destiné à permettre à l'élève de saisir en quoi consiste  l'intervention proprement psychanalytique, par rapport à d'autres modes d'action psychothérapique (suggestions, conseils, directives, éclaircissements, soutien, etc.).

Psychanalyse sauvage :

Dans un sens large, type d'interventions d' « analystes » amateurs ou inexpérimentés qui s'appuient sur des notions psychanalytiques souvent mal comprises, pour interpréter des symptômes, des rêves, des paroles, des actions, etc.

Dans un sens plus technique, on qualifiera de sauvage une interprétation qui méconnait une situation analytique déterminée, dans sa dynamique actuelle et sa singularité, notamment en révélant directement le contenu refoulé sans tenir compte des résistances et du transfert.

Psychanalyste :

Thérapeute utilisant la méthode de la psychanalyse pour traiter son patient. Il s'agit d'une formation didactique.

Psychiatre :

Médecin spécialisé en santé mentale, exerçant la psychiatrie, il diagnostique, traite et tente de prévenir la souffrance psychique et les maladies mentales. Il a une formation médicale polyvalente puis effectue une spécialisation en psychiatrie générale. Comme tout médecin, il doit prendre en charge le patient dans sa globalité et tenir compte de son état de santé général.

Psychologue :

Personne dont la formation s'étend aux méthodes, aux données et aux théories de la psychologie, détenteur d'un DESS, d'un DEA ou d'un doctorat en psychologie, on parle de Master actuellement.

Psychologue clinicien :

Fait accéder le patient à la cessation de ses souffrances psychiques, voire à l'enrichissement de son Moi. Dans cette optique, le clinicien tente d'isoler et de comprendre les signes cliniques et symptômes qui touchent l'individu, et de quelles angoisses elles tentent de protéger la psyché.

Psychologue du travail :

S'occupe des questions de recrutement (évaluation, sélection, intégration...), de performance ; de pathologies au travail, de groupes de travail (normes, conflits...), de gestion de personnel (motivation, implication, attitudes, management...), mais aussi d'insertion et de réinsertion professionnelle, de formation, d'orientation...

Psychologue en orientation :

Spécialiste du conseil individuel en orientation. Il aide les jeunes, les étudiants et les adultes, à mieux se connaître, à mieux se situer, à repérer les informations utiles, à s'organiser dans leurs choix. Il intervient auprès des jeunes du collège, du lycée ou des universités et autres écoles supérieures. Il intervient également auprès d'un public plus large, notamment des adultes par l'intermédiaire de Centres régionaux appelés CIO.

Psychologue scolaire :

S'intéresse à l'enfant en milieu scolaire en relation avec son enseignant et ses parents. Son attention se tourne principalement autour des besoins de l'enfant, mais il interagit également avec les enseignants, la direction, les infirmiers et les parents. Les problèmes typiques rencontrés concernent l'apprentissage, la motivation, les comportements et les aspects émotionnel et développemental. Son principal objectif est d'apporter une perspective psychologique aux problèmes vécus par l'enfant en milieu scolaire, mais aussi par l'enseignant.

Psychologue expérimental :

La psychologie expérimentale est le champ de la psychologie basé sur la méthode scientifique. Elle a pour objet l'étude des comportements directement observables. Le psychologue expérimental use de diverses méthodes : descriptives (comme les observations systématiques, les observations des corrélations, les relations entre variables, les études ex-post-facto...) ou encore la méthode expérimentale pure.

Psychose :

La psychanalyse a chercher à définir différentes structures : paranoïa (où elle inclut d'une façon assez générale les affections délirantes) et schizophrénie d'une part ; d'autre part, mélancolie et manie. Fondamentalement, c'est dans une perturbation primaire de la relation libidinale à la réalité que la théorie psychanalytique voit le dénominateur commun des psychoses, la plupart des symptômes manifestes (construction délirante notamment) étant des tentatives secondaires de restauration du lien objectal.

Psychothérapeute :

Depuis le 1er juillet 2010, la loi exige, pour les non-médecins, la possession d'une formation théorique agréée en psychopathologie clinique, validée par un diplôme de master en psychologie ou psychanalyse et complétée par un stage pratique. De manière dérogatoire, au diplôme peut se substituer une reconnaissance des acquis de l'expérience. La loi instaure aussi un registre national des psychothérapeutes au sein duquel sont enregistrés les professionnels après validation par les agences régionales de santé.

Pulsion :

Processus dynamique consistant dans une poussée (charge énergétique, facteur de motricité) qui fait tendre l'organisme vers un but. Selon Freud, une pulsion a sa source dans une excitation corporelle (état de tension) ; son but est de supprimer l'état de tension qui règne à la source pulsionnelle ; c'est dans l'objet ou grâce à lui que la pulsion peut atteindre son but.

Pulsion de mort :

Dans le cadre de la dernière théorie freudienne des pulsions, désigne une catégorie fondamentale de pulsions qui s'opposent aux pulsions de vie et qui tendent à la réduction complète des tensions, c'est-à-dire à ramener  l'être vivant à l'état anorganique.

Tournées d'abord vers l'intérieur et tendant à l'autodestruction, les pulsions de mort seraient secondairement dirigées vers l'extérieur, se manifestant alors sous la forme de la pulsion d'agression ou de destruction.

Pulsion de vie :

Grande catégorie de pulsions que Freud oppose, dans sa dernière théorie, aux pulsions de mort. Elles tendent à constituer des unités toujours plus grandes et à les maintenir. Les pulsions de vie, qui sont désignées aussi par le terme d'Eros, recouvrent non seulement les pulsions sexuelles proprement dites mais encore les pulsions d'autoconservation.


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Q

 

Quantum d'affect :

Facteur quantitatif postulé comme substrat de l'affect vécu subjectivement, pour désigner ce qui est invariant dans les diverses modifications de celui-ci : déplacement, détachement de la représentation, transformations qualitatives.

Quotient Intellectuel :

Le quotient intellectuel ou QI est le résultat d'un test psychométrique qui, lorsqu'il est corrélé avec les autres éléments d'un examen psychologique, entend fournir une indication quantitative standardisée liée à l'intelligence abstraite. Le résultat fournit un indice sur la vivacité intellectuelle de l'enfant ou de l'adulte, que les parents ou éducateurs sont libres d'utiliser ou non. En effet, la construction des tests de QI est empirique : aucune théorie complète ne la sous-tend. Des psychologues ne fondant leurs consultations que sur la mesure du QI seraient en revanche désinvoltes, ce facteur ne constituant qu'un élément de la personnalité.

 

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R

Rationalisation :

Procédé par lequel le sujet cherche à donner une explication cohérente du point de vue logique, ou acceptable du point de vue moral, à une attitude, une action, une idée, un sentiment, etc., dont les motifs véritables ne sont pas aperçus ; on parle plus particulièrement de la rationalisation d'un symptôme, d'une compulsion défensive, d'une formation réactionnelle. La rationalisation intervient aussi dans le délire, aboutissant à une systématisation plus ou moins marquée.

Réalité psychique :

Terme souvent utilisé par Freud pour désigner ce qui, dans le psychisme du sujet, présente une cohérence et une résistance comparables à celle de la réalité matérielle ; il s'agit fondamentalement du désir inconscient et des fantasmes connexes.

Refoulement :

Au sens propre : opération par laquelle le sujet cherche à repousser ou à maintenir dans l'inconscient des représentations (pensées, images, souvenirs) liées à une pulsion. Le refoulement se produit dans les cas où la satisfaction d'une pulsion, susceptible de procurer par elle-même du plaisir, risquerait de provoquer du déplaisir à l'égard d'autres exigences.

Règle fondamentale :

Règle qui structure la situation analytique : l'analysé est invité à dire ce qu'il pense et ressent sans rien choisir et sans rien omettre de ce qui lui vient à l'esprit, même si cela lui paraît désagréable à communiquer, ridicule, dénué d'intérêt ou hors de propos.

Régression :

Dans un processus psychique comportant un sens de parcours ou de développement, on désigne par régression un retour en sens inverse à partir d'un point déjà atteint jusqu'à un point situé avant lui.

Prise au sens topique, la régression s'opère, selon Freud, le long d'une succession de systèmes psychiques que l'excitation parcourt normalement selon une direction donnée.

Dans son sens temporel, la régression suppose une succession génétique et désigne le retour du sujet à des étapes dépassées de son développement (stades libidinaux, relations d'objet, identifications, etc.).

Au sens formel, la régression désigne le passage à des modes d'expression et de comportement d'un niveau inférieur du point de vue de la complexité, de la structuration et de la différenciation.

Relation d'objet :

Terme très couramment employé dans la psychanalyse contemporaine pour désigner le mode de relation du sujet avec son monde, relation qui est le résultat complexe et total d'une certaine organisation de la personnalité, d'une appréhension plus ou moins fantasmatique des objets et de tels types privilégiés de défense.

On parlera des relations d'objet d'un sujet donné, mais aussi de types de relations d'objet se référant soit à des moments évolutifs (exemple : relation d'objet orale), soit à la psychopathologie (exemple : relation d'objet mélancolique).

Renversement (d'une pulsion) dans le contraire :

Processus par lequel le but d'une pulsion se transforme en son contraire, dans le passage de l'activité à la passivité.

Réparation :

Mécanisme décrit par Mélanie Klein, par lequel le sujet cherche à réparer les effets sur son objet d'amour de ses fantasmes destructeurs. Ce mécanisme est lié à l'angoisse et la culpabilité dépressives : la réparation fantasmatique de l'objet maternel externe et interne permettrait de surmonter la position dépressive en assurant au moi une identification stable à l'objet bénéfique.

Représentation :

Terme classique en philosophie et en psychologie pour désigner « ce que l'on se représente, ce qui forme le contenu concret d'un acte de pensée » et «  en particulier la reproduction d'une perception antérieure ». Freud oppose la représentation à l'affect, chacun de ces deux éléments subissant, dans les processus psychiques, un sort distinct.

Représentation de chose, représentation de mot :

Termes utilisés par Freud dans ses textes métapsychologiques pour distinguer deux types de « représentations », celle, essentiellement visuelle, qui dérive de la chose et celle, essentiellement acoustique, qui dérive du mot. Cette distinction a pour lui une portée métapsychologique, la liaison de la représentation de chose à la représentation de mot correspondante caractérisant le système préconscient-conscient à la différence du système inconscient qui ne comprend que les représentations de chose.

Répression :

En un sens large : opération psychique qui tend à faire disparaître de la conscience un contenu déplaisant ou inopportun : idée, affect, etc. En ce sens, le refoulement serait un mode particulier de répression.

En un sens plus étroit, désigne certaines opérations du sens large, différentes du refoulement :

-soit par le caractère conscient de l'opération et le fait que le contenu réprimé devient simplement préconscient et non pas inconscient ;

-soit, dans le cas de la répression d'un affect, parce que celui-ci n'est pas transposé dans l'inconscient, mais inhibé, voire supprimé.

Résistance :

Au cours de la cure psychanalytique, on donne le nom de résistance à tout ce qui, dans les actions et les paroles de l'analysé, s'oppose à l'accès de celui-ci à son inconscient. Par extension, Freud a parlé de résistance à la psychanalyse pour désigner une attitude d'opposition à ses découvertes en tant qu'elles révélaient les désirs inconscients et infligeaient à l'homme une « vexation psychologique ».

Restes diurnes :

Dans la théorie psychanalytique du rêve, éléments de l'état vigile du jour précédent qu'on retrouve dans le récit du rêve et les associations libres du rêveur ; ils sont en connexion plus ou moins lointaine avec le désir inconscient qui s'accomplit dans le rêve. On peut trouver tous les intermédiaires entre deux cas extrêmes : celui où la présence de tel reste diurne paraît motivée, du moins en première analyse, par une préoccupation ou un désir de la veille ; et le cas où ce sont des éléments diurnes d'apparence insignifiante qui sont choisis en fonction de leur liaison associative avec le désir du rêve.

Retour du refoulé :

Processus par lequel les éléments refoulés, n'étant jamais anéantis par le refoulement, tendent à réapparaître et y parviennent de manière déformée sous forme de compromis.

Rêve diurne :

Freud donne ce nom à un scénario imaginé à l'état de veille, soulignant ainsi l'analogie d'une telle rêverie avec le rêve. Les rêves diurnes constituent, comme le rêve nocturne, des accomplissements de désir ; leurs mécanismes de formation sont identiques, avec prédominance de l'élaboration secondaire.

Roman familial :

Expression créée par Freud pour désigner des fantasmes par lesquels le sujet modifie imaginairement ses liens avec ses parents (imaginant par exemple, qu'il est un enfant trouvé). De tels fantasmes trouvent leur fondement dans le complexe d'Œdipe.

 

S

Sadisme :

Perversion sexuelle dans laquelle la satisfaction est liée à la souffrance ou l'humiliation infligée à autrui.

La psychanalyse étend la notion de sadisme au-delà de la perversion décrite par les sexologues, en en reconnaissant de nombreuses manifestations plus larvées, infantiles notamment, et en en faisant une des composantes fondamentales de la vie pulsionnelle.

Sadomasochisme :

Expression qui ne souligne pas seulement ce qu'il peut y avoir de symétrique et de complémentaire dans les deux perversions sadique et masochiste, mais qui désigne un couple d'opposés fondamental aussi bien dans l'évolution que dans les manifestations de la vie pulsionnelle.

Dans cette perspective, le terme sadomasochisme, employé en sexologie pour désigner des formes combinées de ces deux perversions, a été repris en psychanalyse, notamment en France par Daniel Lagache, pour souligner l'interrelation de ces deux positions, aussi bien dans le conflit intersubjectif (domination-soumission) que dans la structuration de la personne (autopunition).

Scène originaire :

Scène de rapport sexuel entre les parents, observée ou supposée d'après certains indices et fantasmée par l'enfant. Elle est généralement interprétée par celui-ci comme un acte de violence de la part du père.

Schizophrénie :

Terme créé par Bleuler pour désigner un groupe de psychoses dont Kraepelin avait déjà montré l'unité en les rangeant sous le chef de la « démence précoce » et en y distinguant les trois formes, restées classiques, hébéphrénique, catatonique, paranoïde.

En introduisant le terme schizophrénie, Bleuler entend mettre en évidence ce qui constitue selon lui le symptôme fondamental de ces psychoses, la « dissociation ». Le terme s'est imposé en psychiatrie et en psychanalyse, quelles que soient les divergences des auteurs sur ce qui assure à la schizophrénie sa spécificité, et, partant, sur l'extension de ce cadre nosographique.

Séduction (scène de, théorie de la) :

Scène réelle ou fantasmatique, où le sujet (généralement un enfant) subit passivement, de la part d'un autre (le plus souvent un adulte), des avances ou des manœuvres sexuelles.

Théorie élaborée par Freud et abandonnée par la suite, qui attribue au souvenir de scènes réelles de séduction le rôle déterminant dans l'étiologie des psychonévroses.

Sélection naturelle :

En biologie, un des mécanismes moteur de l'évolution des espèces. La théorie de la sélection naturelle permet d'expliquer et de comprendre comment l'environnement influe sur l'évolution des espèces et des populations en sélectionnant les individus les plus adaptés et elle constitue donc un aspect fondamental de la théorie de l'évolution. De façon sommaire, la sélection naturelle est le fait que les traits qui favorisent la survie et la reproduction voient leur fréquence s'accroître d'une génération à l'autre. Cela découle « logiquement » du fait que les porteurs de ces traits ont plus de descendants, et aussi que ces derniers portent ces traits (puisqu'ils sont héréditaires).

Sentiment de culpabilité :

Terme employé en psychanalyse avec une acception très large.

Il peut désigner un état affectif consécutif à un acte que le sujet tient pour répréhensible, la raison invoquée pouvant être plus ou moins adéquate (remords du criminel ou auto-reproches d'apparence absurde), ou encore un sentiment diffus d'indignité personnelle sans relation avec un acte précis dont le sujet s'accuserait.

Par ailleurs, il est postulé par l'analyse comme système de motivations inconscientes rendant compte de comportements d'échec, de conduites délinquantes, de souffrances que s'inflige le sujet, etc.

Sentiment d'infériorité :

Pour Adler, sentiment fondé sur une infériorité organique effective. Dans le complexe d'infériorité, l'individu cherche à compenser plus ou moins heureusement sa déficience. Adler accorde à un tel mécanisme une portée étiologique très générale, valable pour l'ensemble des affections.

Selon Freud, le sentiment d'infériorité n'est pas électivement en rapport avec une infériorité organique. Il n'est pas un facteur étiologique dernier, mais doit être compris et interprété comme un symptôme.

Sexualité :

Dans l'expérience et la théorie psychanalytique, sexualité ne désigne pas seulement les activités et le plaisir qui dépendent du fonctionnement de l'appareil génital, mais toute une série d'excitations et d'activités, présentent dès l'enfance, qui procurent un plaisir irréductible à l'assouvissement d'un besoin physiologique fondamental (respiration, faim, fonction d'excrétion, etc.), et qui se retrouvent à titre de composantes dans la forme dite normale de l'amour sexuel.

Signal d'angoisse :

Terme introduit par Freud dans le remaniement de sa théorie de l'angoisse pour désigner un dispositif mis en action par le moi, devant une situation de danger, de façon à éviter d'être débordé par l'afflux des excitations. Le signal d'angoisse reproduit sous une forme atténuée la réaction d'angoisse vécue primitivement dans une situation traumatique, ce qui permet de déclencher des opérations de défense.

Sommeil paradoxal :

Fait suite au sommeil lent ("sommeil à ondes lentes" désignant les stades 3 et 4), et constitue le cinquième et dernier stade d'un cycle du sommeil lequel comprend de 3 à 5 cycles successifs d'une durée chacun de 7 à 9 min. C'est la phase du sommeil au cours de laquelle les rêves dont on se souvient se produisent.

Il se caractérise par des mouvements oculaires rapides, d'où le nom anglais de ce stade de sommeil REM (pour Rapid Eye Movement), une atonie musculaire, une respiration et un rythme cardiaque irréguliers, la température corporelle est déréglée. On observe une dilatation des organes pelviens et une érection qui peut être suivie d'éjaculation. L'activité électrique du cerveau est proche de celle de l'éveil, comme le montre le tracé électro-encéphalographique.

Souvenir-écran :

Souvenir infantile se caractérisant à la fois par sa netteté particulière et l'apparente insignifiance de son  contenu. Son analyse conduit à des expériences infantiles marquantes et a des fantasmes inconscients. Comme le symptôme, le souvenir-écran est une formation de compromis entre des éléments refoulés et la défense.

Stade du miroir :

D'après J. Lacan, phase de la constitution de l'être humain, qui se situe entre les six et dix-huit premiers mois ; l'enfant, encore dans un état d'impuissance et d'incoordination motrice, anticipe imaginairement l'appréhension et la maîtrise de son unité corporelle. Cette unification imaginaire s'opère par identification à l'image du semblable comme forme totale : elle s'illustre et s'actualise par l'expérience concrète où l'enfant perçoit sa propre image dans un miroir.

Le stade du miroir constituerait la matrice et l'ébauche de ce qui sera le moi.

Stade (ou organisation) génital(e) :

Stade du développement psychosexuel caractérisé par l'organisation des pulsions partielles sous le primat des zones génitales, il comporte deux temps, séparés par la période de latence : la phase phallique (ou organisation génitale infantile) et l'organisation génitale proprement dite qui s'institue à la puberté.

Certains auteurs réservent le terme d'organisation génitale à ce deuxième temps, incluant la phase phallique dans les organisations prégénitales.

Stade libidinal :

Etape du développement de l'enfant caractérisée par une organisation, plus ou moins marquée, de la libido sous le primat d'une zone érogène et par la prédominance d'un mode de relation d'objet. On a donné en psychanalyse une plus grande extension à la notion de stade, en cherchant à définir des stades de l'évolution du moi.

Stade oral :

Premier stade de l'évolution libidinale : le plaisir sexuel est alors lié de façon prédominante à l'excitation de la cavité buccale et des lèvres qui accompagne l'alimentation. L'activité de nutrition fournit les significations électives par lesquelles s'exprime et s'organise la relation d'objet : par exemple la relation d'amour à la mère sera marquée par les significations : manger, être mangé.

K. Abraham a proposé de subdiviser ce stade en fonction de deux activités différentes : succion (stade oral précoce) et morsure (stade sadique oral).

Stade phallique :

Stade d'organisation infantile de la libido venant après les stades oral et anal, et caractérisé par une unification des pulsions partielles sous le primat des organes génitaux ; mais, ce qui ne sera plus le cas dans l'organisation génitale pubertaire, l'enfant, garçon ou fille, ne connaît à ce stade qu'un seul organe génital, l'organe mâle, et l'opposition des sexes est équivalente à l'opposition phallique-châtré. Le stade phallique correspond au moment culminant et au déclin du complexe d'Œdipe : le complexe de castration y est prévalent.

Stade sadique-anal :

Deuxième stade de l'évolution libidinale, selon Freud, qu'on peut situer approximativement entre deux et quatre ans ; il est caractérisé par son organisation de la libido sous le primat de la zone érogène anale : la relation d'objet est imprégnée de significations liées à la fonction de défécation (expulsion-rétention) et à la valeur symbolique des fèces. On y voit s'affirmer le sadomasochisme en relation avec le développement de la maîtrise musculaire.

Stade sadique-oral :

Deuxième temps du stade oral selon une subdivision introduite par K. Abraham ; il est marqué par l'apparition des dents et de l'activité de morsure. L'incorporation y prend le sens d'une destruction de l'objet, ce qui implique l'entrée en jeu de l'ambivalence dans la relation d'objet.

Stase libidinale :

Processus économique supposé par Freud comme pouvant être à l'origine de l'entrée dans la névrose ou la psychose : la libido qui ne trouve plus de voie vers la décharge s'accumule sur des formations intrapsychiques ; l'énergie ainsi accumulée trouvera son utilisation dans la constitution des symptômes.

Stress :

C'est, en biologie, l'ensemble des réponses d'un organisme soumis à des pressions ou contraintes de la part de son environnement. Ces réponses dépendent toujours de la perception qu'a l'individu des pressions qu'il ressent. Selon la définition médicale, il s'agit d'une séquence complexe d'événements provoquant des réponses physiologiques, psychosomatiques. Par extension tous ces événements sont également qualifiés de stress. Le stress est différent de l'anxiété, celle-ci est une émotion alors que le stress est un mécanisme de réponse pouvant amener différentes émotions, dont l'anxiété.

Sublimation :

Processus postulé par Freud pour rendre compte d'activités humaines apparemment sans rapport avec la sexualité, mais qui trouveraient leur ressort dans la force de la pulsion sexuelle. Freud a décrit comme activités de sublimation principalement l'activité artistique et l'investigation intellectuelle.

La pulsion est dite sublimée dans la mesure où elle est dérivée vers un nouveau but non sexuel et où elle vise des objets socialement valorisés.

Surinvestissement :

Apport d'un investissement supplémentaire à une représentation, une perception, etc. déjà investies. Ce terme s'applique surtout au processus de l'attention, dans le cadre de théorie freudienne de la conscience.

Surmoi : 

Une des instances de la personnalité telle que Freud l'a décrite dans le cadre de sa seconde théorie de l'appareil psychique : son rôle est assimilable à celui d'un juge ou d'un censeur à l'égard du moi. Freud voit dans la conscience morale, l'auto-observation, la formation d'idéaux, des fonctions du surmoi.

Classiquement, le surmoi est défini comme l'héritier du complexe d'Œdipe ; il se constitue par intériorisation des exigences et des interdits parentaux.

Symbolique (le) :

Terme introduit par J. Lacan qui distingue dans le champ de la psychanalyse trois registres essentiels : le symbolique, l'imaginaire et le réel. Le symbolique désigne l'ordre de phénomènes auxquels la psychanalyse a affaire en tant qu'ils sont structurés comme un langage. Ce terme se réfère aussi à l'idée que l'efficacité de la cure trouve son ressort dans le caractère fondateur de la parole.

Symbolisme :

Au sens large, mode de représentation indirecte et figurée d'une idée, d'un conflit, d'un désir inconscients ; en ce sens, on peut en psychanalyse tenir pour symbolique toute formation substitutive.

Dans un sens étroit, mode de représentation qui se distingue principalement par la constance du rapport entre le symbole et le symbolisé inconscient, une telle constance se retrouvant non seulement chez le même individu et d'un individu à l'autre, mais également dans les domaines les plus divers (mythe, religion, folklore, langage, etc.) et les aires culturelles les plus éloignées les unes des autres.

Système nerveux :

Le système nerveux est le centre d'intégration et de traitement des données. C'est le siège des émotions, de la pensée, de la conscience. Mais il a aussi la tâche du maintien de l'homéostasie. Il remplit trois fonctions liées : la réception et le transport de l'information sensorielle, mais aussi son intégration et de la réponse à ce stimulus, grâce au réseau de neurones qui relie les récepteurs sensoriels et les organes effecteurs, lesquels engendrent le comportement et l'expérience consciente. 


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T

Tempérament :

Le tempérament caractérise, en psychologie traditionnelle, la manière dont un individu réagit aux stimuli extérieurs ; base physique de la personnalité qui comprend notamment l'humeur, la sensibilité, les niveaux d'énergie, l'état de la personne...

Tendresse :

Dans l'usage spécifique que lui donne Freud, ce terme désigne par opposition à celui de « sensualité » une attitude envers autrui qui perpétue ou reproduit le premier mode de la relation amoureuse de l'enfant, où le plaisir sexuel n'est pas trouvé indépendamment, mais toujours en s'étayant sur la satisfaction des pulsions d'autoconservation.

Thanatos :

Terme grec (la Mort) parfois utilisé pour désigner les pulsions de mort, par symétrie avec le terme d'Eros ; son emploi souligne le caractère radical du dualisme pulsionnel en lui donnant une signification quasi mythique.

Topique :

Théorie ou point de vue qui suppose une différenciation de l'appareil psychique en un certain nombre de systèmes doués de caractères ou de fonctions différentes et disposés dans un certain ordre les uns par rapport aux autres, ce qui permet de les considérer métaphoriquement comme des lieux psychiques dont on peut donner une représentation figurée spatialement.

On parle couramment de deux topiques freudiennes, la première dans laquelle la distinction majeure se fait entre Inconscient, Préconscient et conscient, la seconde différenciant trois instances : le ça, le moi, le surmoi.

Trace mnésique :

Terme utilisé par Freud tout au long de son œuvre pour désigner la façon dont les évènements s'inscrivent dans la mémoire. Les traces mnésiques sont déposées, selon Freud, dans différents systèmes ; elles subsistent de façon permanente mais ne sont réactivées qu'une fois investies.

Transfert :

Désigne, en psychanalyse, le processus par lequel les désirs inconscients s'actualisent sur certains objets dans le cadre d'un certain type de relation établi avec eux et éminemment dans le cadre de la relation analytique. Il s'agit là d'une répétition de prototypes infantiles vécue avec un sentiment d'actualité marquée.

Le transfert est classiquement reconnu comme le terrain où se joue la problématique d'une cure psychanalytique, son installation, ses modalités, son interprétation et sa résolution caractérisant celle-ci.

Traits (de personnalité) :

Dans les théories de psychologie sociale (Charles Osgood), un trait de personnalité est un adjectif qui décrit un comportement, des états affectifs, mais aussi des formulations sur la valeur des individus.

Pour chaque trait, des outils psychométriques peuvent être élaborés, qui permettent de situer un individu par rapport au reste de la population de référence. La plupart des tests de personnalités utilisés se fondent sur la théorie du trait.

Trauma ou traumatisme psychique :

Evènement de la vie du sujet qui se définit par son intensité, l'incapacité où se trouve le sujet d'y répondre adéquatement, le bouleversement et les effets pathogènes durables qu'il provoque dans l'organisation psychique.

En termes économiques, le traumatisme se caractérise par un afflux d'excitations qui est excessif, relativement à la tolérance du sujet et à sa capacité de maîtriser et d'élaborer psychiquement ces excitations.

Travail du deuil :

Processus intrapsychique, consécutif à la perte d'un objet d'attachement, et par lequel le sujet réussit progressivement à se détacher de celui-ci.

Travail du rêve :

Ensemble des opérations qui transforment les matériaux du rêve (stimuli corporels, restes diurnes, pensée du rêve) en un produit : le rêve manifeste. La déformation est l'effet de ce travail.

Troubles affectifs :

Aussi appelés troubles de l'humeur (ou troubles thymiques) dont la caractéristique principale est une perturbation de l'humeur. Ils sont divisés en troubles dépressifs, troubles bipolaires et deux troubles fondés sur une étiologie (cause) : le trouble de l'humeur dû à une affection médicale générale et le trouble de l'humeur induit par une substance.

Types de personnalité : 

Notion de personnalité dans la psychologie analytique : intuitif/factuel et intellectuel/affectif. Les préférences d'une personne pour un des deux pôles, sur ces trois axes, fondent le type psychologique. Des questionnaires peuvent contribuer à la détermination du type (MBTI, GOLDEN...).

Les découvertes de Carl Gustav Jung et des travaux de Myers, Briggs concernent « Les types de personnalités » et la première version du Myers Briggs Type Indicator. En dehors de ces travaux, la théorie du type est intuitive, de nombreuses traditions se sont développées sur ce modèle dans les civilisations les plus anciennes et les plus diverses : horoscopes, numérologie, ennéagramme, etc., 


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U

Union-désunion (des pulsions) :

Termes employés par Freud, dans le cadre de sa dernière théorie des pulsions, pour décrire les relations des pulsions de vie et des pulsions de mort telles qu'elles se traduisent dans telle ou telle manifestation concrète.

L'union des pulsions est un véritable mélange où chacun des deux composants peut entrer dans des proportions variables ; la désunion désigne un processus dont la limite aboutirait à un fonctionnement séparé des deux sortes de pulsions, chacune poursuivant son propre but de façon indépendante.

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V

Viscosité de la libido :

Qualité postulée par Freud pour rendre compte de la plus ou moins grande capacité de la libido à se fixer à un objet ou à un stade et de sa plus ou moins grande difficulté à changer ses investissements une fois ceux-ci assurés. La viscosité serait variable selon les individus.

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W


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X


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Y


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Z

Zone érogène :

Toute région du revêtement cutanéo-muqueux susceptible d'être le siège d'une excitation de type sexuel.

De façon plus spécifique, certaines régions qui sont fonctionnellement le siège d'une telle excitation : zone orale, anale, urétro-génitale, mamelon.

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